Le Protocole de Kyoto
Les mécanismes de flexibilité
les " permis d'émission "
La Mise en Oeuvre Conjointe
le " mécanisme de développement propre "
Les limites du protocole de Kyoto
Conclusion
Le protocole de Kyoto a été signé le 11 Octobre 1997. Ce protocole fixe des objectifs de réductions des gaz à effet de serre à tous les pays industrialisés. Il impose aux pays riches de revenir, pour leur émission de GES calculée sur la période 2008-2012, à un niveau inférieur de 5,2% à celui de 1990.
Cet objectif est jugé par le GIEC comme très peu ambitieux par rapport à ce qu'il faudrait faire, mais il a suffit à effrayer les USA qui sont pourtant responsables de 36% de l'ensemble des émissions (alors qu'ils ne représente que 5% de la population mondiale!!!!). Cette dérobade pose problème, car les GES n'ont pas de frontières et que pour entrer en vigueur, l'accord doit être signé par 55 pays pesant au moins 55% des émissions de CO2 de l'ensemble des pays industrialisés. FIn 2003, 6 ans après sa création, le quorum n'est toujours pas obtenu.
Dans les pays qui ont ratifiés, on retrouve l'ensemble des pays de l'Union Européenne mais également le Japon et la Canada. Pour entrer en vigueur le protocole de Kyoto n'attends plus que la signature de la russie. L'UE est le moteur du protocole puisqu'elle doit réduire de 8% ses émissions. Cet objectif de 8% a été décliné dans chacun des pays membres. De savants calculs ont été fait tenant compte du niveau d'émission de chacun des pays en 1990, de la structure énergétique de chaque pays et ce sont les pays les plus dépendants du pétrole qui doivent s'engager dans les plus grosses réductions. Ainsi, la France, fortement nucléarisée, a pour seul objectif de maitenir ses émissions au niveau de celles de 1990. Par contre, le Luxembourg devra réduire ses émissions de 28%, Le Danemark de 21% (le Danemark utilise beaucoup d'énergie Eolienne, mais a pour source d'énergie principale le Charbon), l'Allemagne de 21% (alors qu'elle est également en train de dénucléariser), le Royaume-unis de 12,5%. Comme nous sommes toujours sous la dictature de la croissance, les ibjectifs sont en fait beaucoup plus important. Par exemple pour la France, du fait de la croissance, il ne s'agit pas de faire 0% d'économie, mais bien de baisser les émissions de 15%.
Charge, ensuite, à chaque pays de décliner ses objectifs dans ses différents secteurs consommateurs d'énergie.
Conscient de la difficulté que vont avoir certains pays à tenir ces objectifs, des mécanismes de flexibilité ont été mis en place. Ces mécanismes sont au nombre de 3:
Tout pays ayant réussi à réduire ses émissions au delà de l'objectif qui lui a été fixé, peut revendre des crédits d'émission a des pays ayant d'avantage de difficultés. Ce mécanisme se justifie par le fait que l'effet de serre est un problème global et que c'est globalement au niveau planétaire qu'il faut raisonner. Ainsi, la russie du fait de la grave crise économique qu'elle subit depuis 1990 a vu ses émissions baisser de 30%. Elle a donc , maintenant qu'elle a adhéré au protocole, la possibilité de revendre beaucoup de Quotas. Ce marché qui va se mettre en place donnera lieu a une bourse d'échange de quotas.
La Mise en Oeuvre Conjointe
La Mise en Oeuvre Conjointe (MOC) est également un moyen de gagner des permis d'emission. Il s'agit de développer des projets réduisant les émissions dans d'autres pays signataires du protocole, puis à se partager les gains. Ainsi, en finançant des projets de réduction dans des pays en voie de développement, les pays riches peuvent gagner des permis d'émissions. N'oublions pas que l'effet de serre n'a pas de frontières.
le " mécanisme de développement propre "
Il se rapproche de la Mise en oeuvre conjointe, à la différence que les investissements sont effectués par un pays développé, dans un pays en développement.
Ce principe des marchés d'émission se décline également au niveau d'un pays. Les entreprise les plus vertueuses ayant le droit de revendre les économies qu'elles auront faites à des entreprises ayant eu plus de mal à s'adapter. En France les 1500 sites industriels concernés par la directive se verront allouer des quotas d'emission d'ici à Mars 2004. Le principe des marchés d'émission s'appliquera pleinement entre entreprises.
Les limites du protocole de Kyoto
Le protocole de Kyoto même s'il n'est toujours pas ratifié a au moins le mérite d'avoir mis l'effet de serre au centre des préoccupations planétaires (et cela se justifie). Il a cependant ses limites.
Conclusion
Le protocole de Kyoto a clairement le mérite d'exister. Il est cependant insuffisant pour juguler le réchauffement climatique. Il impose au pays industrialisé pour la période 2008-2012 une réduction moyenne de 5%, alors qu'en fait c'est de plus de 50% que les émissions devraient être réduites d'ici à 2050. La France, au dire du ministre de l'environnement reste Optimiste et s'engage à baisser de 75% ses émissions en 2050. En France,le secteur de l'énergie ne sera pas en difficultés du fait de l'omniprésence du nucléaire, par contre, les secteurs du transport et du batiment sont clairement les mauvais élèves puisqu'ils ont nettement augmenté leur émissions depuis 2010. L'automobile nottament dont le nombre augmente toujours, voit les baisses de consommation des moteurs nettement compensé par l'augmentation des équipements (surtout la climatisation) qui provoque un alourdissement des véhicules. Des efforts restent à faire!!