Dernière maj le 26/06/2004

Climatisation automobile : Un développement inévitable.


La climatisation automobile, élément de confort apprécié des utilisateurs, en particulier durant les journées de fortes chaleurs, est en train de se généraliser en France. Aujourd'hui, trois véhicules sur quatre vendus en France disposent de la climatisation. En 2020, neuf véhicules sur dix seront climatisés.

Cette perspective est inquiétante et pas très raisonnable dans un pays au climat tempéré, (NDLR: Du moins encore pour l'instant), compte tenu de l'impact non négligeable de la climatisation automobile sur le changement climatique.

La climatisation automobile est nocive vis à vis de l'effet de serre pour deux raisons :

De plus les cartouches d'HFC ont des fuites et sont à changer plusieurs fois lors de la vie de la voiture. Les experts admettent que chaque véhicule perd chaque année le tiers du contenu (environ 900g) de la boucle de réfrigération. De plus, je n'ai pas connaissance de filière de récupération des HFC contenus dans ces cartouches. Il est donc urgent d'agir.

Faute de pouvoir enrayer cette progression, le ministère de l'Ecologie s'en inquiète et envisage de rendre obligatoire, dans le plan climat qu'il prépare pour le mois de juillet, la vérification de la climatisation lors du contrôle technique des automobiles.

Par ailleurs, l'Ademe, qui rappelle qu'avec la climatisation les véhicules consomment de 25% à 35% de carburant en ville, et 10% à 20% de plus sur route, diffuse quelques conseils pour mieux utiliser la climatisation :

A partir de 2011 (c'est loin!) les constructeurs automobiles devront modifier les fluides réfrigérants contenus dans les systèmes de climatisation pour toutes les voitures neuves mises sur le marché.

L'actuel gaz HFC 134a utilisé pour ces systèmes serait remplacé par un autre réfrigérant, le HFC 152a, qui abaisse de 90% les émissions d'hydrofluorocarbures, ou par du CO2 liquéfié, qui réduit de 99 % ces émissions.

Le CO2 liquéfié à l'inconvénient de nécessiter des taux de compression 5 à 8 fois plus élevés que ceux utilisés actuellement et un circuit métallique «blindé» en raison de son caractère hautement corrosif. Le surcoût induit par ce type de climatisation serait de l'ordre de 150 Euros, mais pourrait être abaissé.

Le Parlement européen souhaite bannir tous les gaz fluorés en raison de leur effet de serre et préfère donc l'utilisations du CO2 liquide.

Les véhicules déjà en circulation auront jusqu'en 2014 pour se débarrasser de leur ancien gaz fluoré.

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