Apprendre à réutiliser et réparer


Ce sigle est le symbole
du programme Eco-Emballage. Il ne garantit malheureusement pas la recyclabilité complète de l'emballage du produit que vous
avez acheté, mais signifie que l'entreprise à payé la taxe à Eco-Emballage

Les "30 glorieuses" nous ont fait oublier qu'il était possible de réparer. Récemment, en allant réparer un téléphone que j'avais acheté il y a 3 ans, je me suis entendu répondre. "Oh, 3 ans, plus la peine de le réparer, cela va vous couter plus cher que d'en acheter un neuf". 3 ans ca n'est pas antédiluvien et pourquoi est-ce moins cher d'en racheter un neuf que de réparer l'ancien? Parce qu'aujourd'hui, c'est toujours le coût de la main d'oeuvre que l'on taxe. On ne tient absolument pas compte du coût pour l'environnement de la fabrication.


Il devient pourtant clair, que notre "chic planète" ne pourra pas longtemps supporter que nous produisions à l'infini des tonnes de déchets.

Paul Hawken, dans son livre "l'écologie de marché" compare notre mode de production actuel qui consomme des ressources (les énergies fossiles) qui ont mis des millions d'années à se constituer, qui créé des déchets qui mettront des siècles à disparaitre au fonctionnement de la nature (sans l'homme) qui est un fonctionnement perpétuel et sans aucune production de déchet.

Le second a un fonctionnement cyclique et pérenne depuis des millions d'années alors que le mode de consommation de l'homme moderne, au contraire est "linéaire". Il produit des déchets qui ne servent aucune formes de vies et qui dure des millénaires. La seule façon pour s'en débarrasser et de les bruler, donc des les envoyer dans l'atmosphère.

Cela ressemble assez à du "après moi le déluge".

Un des premiers grands challenges de ce 21éme siècle est d'apprendre à recycler. C'est également, bien évidemment d'apprendre à moins fabriquer, donc apprendre à réutiliser, à revaloriser.

 

Consigner tous les produits

Une bonne façon de motiver les entreprises à concevoir des produits recyclables est de les contraindres à gérer leurs produits en fin de vie.

Aujourd'hui, le recyclage est entiérement à la charge de la collectivité qui se charge de récupérer les encombrants et qui finance le coût de leur recyclage.

Les entreprises, dans la logique de faire fructifier au mieux leurs affaires se soucient peu (j'exagère volontairement le trait) de la vie de leur produit une fois celui-ci vendu.

Une logique qui verrait revenir à L'entreprise ses produits en fin de vie, l'obligerait évidemment à concevoir des produits retournés valorisable, donc réutilisable ou recyclable. C'est particulièrement vrai pour les gaz d'origines anthropique. Aujourd'hui comme ils sont, en général, utilisés par petite quantité. Leur valorisation en fin de vie est trop couteuse et comme personne n'est chargé de leur recyclage, les produits qui en contiennent finissent par les laisser s'échapper dans l'atmosphère. Comment briser cette logique si ce n'est en retournant le produit en fin de vie à son émetteur.

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