Dernière maj le 10/08/2004

La puissance de la mer


Les usines marée-motrice.

La force des vagues.

Les Hydroliennes.

 

Plusieurs expérience sont tentés pour capter la puissance de l'océan.
EDF a développé au début des années 1960 un barrage marée-moteur sur la Rance (entre St Malo et Dinard en Bretagne). Il développe maintenant les hydroliennes qui elles utilisent la forces des courants marins. Une autre concept utilise la force de la houle.


Les Usines marée-motrice.

Encore une excellente idée mise en œuvre par les Français sur la Rance en Bretagne.

Il s'agit là d'utiliser la force issue des marées, donc du reflux de l'eau sur les riviéres lorsque la mer monte. L'eau qui monte fait tourner des turbines qui produisent de l'énergie. Il s'agit ici tout simplement de la version moderne du moulin à marée bien connue des populations bretonnes.

Une usine a été inaugurée en 1966 sur la Rance en bretagne. Elle est parfaitement intégrée dans le paysage. En fait, elle a permis de construire un pont qui relie St Malo à Dinard, raccourcissant de 40 km la distance entre les deux villes. Le principe, lui non plus, n'a pas été déployé plus avant, semble t'il en raison d'un coût d'entretien plus élevé que prévu à l'origine, lié à la forte corrosion de l'eau de mer.

Le barrage de la Rance produit quand même de 450 à 500 Millions de KiloWatt/heures annuel et permet, chaque année, de faire une économie d'énergie de 100.000TEP (Tonnes Equivalent Pétrole). Les progrès qui ont été fait depuis en terme de matériau devrait permettre de diminuer largement le coût d'entretien de ce type de barrage ce qui les rendrait d'autant plus rentable.

La vague submerge la plateforme puis l'eau s'écoule par gravité en activant une turbine.
Images tirées du site intenet http://armorance.free.fr/

 


La force des vagues.

La possibilité d'utiliser la force des vagues génère beaucoup d'inventivité. Deux techniques sont actuellement testé au Danemark et en Grand Bretagne.

Dans la technique Danoise, il s'agit, par l'intermédiaire d'une plateforme OFF-SHORE de récupérer la force des vagues. La plateforme est exposée aux vagues, celles-ci la submergent et l'eau s'évacue de la plateforme en faisant tourne une turbine qui produit de l'électricité.

Cette technologie est développée par la société Wavedragon ApS et elle est très prometteuse si l'on en croit ce qui est écrit sur leur site iternet. De très nombreux sites sont éligibles partout dans le monde. On peut batir des plateformes très imposantes. Ainsi, il est prévu de faire de grandes unités de 390m de long, de 54.000tonnes et dégageant une puissance de 11MW.

NDLR : A développer absolument, cette technologie serait en plus créatrice d'emplois.

La vague submerge la plateforme puis l'eau s'écoule par gravité en activant une turbine.

Cette plateforme est un prototype. Mais dès 2005 des plateformes plus imposantes pourraient apparaitre.

Images tirées du site internet de la société Wavedragon

 

Dans la technique Anglaise baptisée PELAMIS il s'agit de mettre à l'eau un train de machines contenant des segments articulés qui sous la force des vagues actionnent des pompes hydrauliques qui mettent un fluide sous pression.

Le fluide sous pression fait tourner des moteurs hydrauliques permettant de générer de l'electricité. La régularité du mouvement des vagues permet de générer une production d'électricité constant qu'il ne reste plus qu'à acheminer par cable vers la terre.

Cette technologie est développée par la société Occean Power Delivery (OPD). Le premier prototype mesure 120 m de long, 3,5m de large et pèse 750 Tonnes en fonctionnement. Elle développe une puissance de 750kW.

La vague fait monter et descendre alternativement les segments.

Si les essais sont concluants les premières commandes vont affluer.

Images tirées du site internet de la société Ocean Power Delivery

 


Les Hydroliennes.

La France doit passer de 15 % aujourd'hui à 21 % d'électricité renouvelable en 2010.

Cette contrainte conduit EDF à augmenter son parc d'éoliennes, mais aussi à rechercher d'autres moyens pour atteindre cet objectif. C'est pourquoi, une nouvelle technologie est actuellement explorée : l'utilisation des forts courants de marée.

A cette fin, l'entreprise nationale s'est associée à un programme britannique de conception d'hydrolienne dont un prototype expérimental a été réalisé.

Un calendrier pour valider ce procédé a, déjà, été établi :
  • Identification des sites en 2004-2005.
  • Tests techniques en 2006-2007.
  • Etudes de faisabilité et éventuellement réalisation à l'horizon 2010.

De quoi s'agit-il?
Une hydrolienne serait une grande hélice, totalement immergée, tournant lentement afin de créer le moins possible de perturbations du milieu marin. Son diamètre atteindrait 15 à 20 mètres pour une puissance d'un mégawatt.

Cependant, cette technologie souffrirait de handicaps qui pourraient être rédhibitoires surtout si une privatisation d'EDF intervenait dans les prochaines années :

  • Tout d'abord son coût qui serait, à priori, élevé car elle nécessite des investissements importants estimés au double de ceux de l'énergie éolienne (environ un million d'euros pour un mégawatt éolien, deux millions pour un mégawatt hydrolien). Par contre, contrairement à cette dernière soumise aux aléas du vent, elle produirait une énergie prévisible car les courants de marée sont réguliers.
  • Ensuite les contraintes d'exploitation. L'installation d'hydroliennes nécessiterait en effet une profondeur suffisamment importante et des courants atteignant quatre nœuds ce qui limiterait, apparemment, les sites disponibles sur le littoral français
  • Par ailleurs, il conviendrait de respecter les usages maritimes (pêche et navigation) en vigueur dans les zones sélectionnées.

Il est, sans doute, trop tôt pour porter un jugement définitif sur une éventuelle exploitation de l'électricité hydrolienne mais les recherches méritent d'être poursuivies car nous avons besoin de toutes les ressources exploitables d'énergie propre pour en finir au plus vite avec la dictature du roi pétrole et son cortège de pollutions.

Images de la société Hydrohelix à Quimper http://cci-entreprises.icomme.fr/


Source : Le télégramme. 8 mai 2004.


Retour a l'accueil du site