Informations sur l'effet de serre

Exigeons l'affichage du contenu en Gaz à Effet de Serre des produits commerciaux.


Ce site a désormais plus de 2 ans d'existence. Depuis sa création en avril 2003, la canicule a fait les ravages que l'on connaît en France et sans aucunement prétendre qu'elle fut un avant goût d'un futur réchauffement climatique, désormais plus grand monde en France peut prétendre ignorer complètement ce qu'est l'effet de serre.

L'effet de serre et les problèmes énergétiques sont désormais bien présents dans les médias qui abordent fréquemment ces sujets auxquels le grand public s'intéressent désormais.

Pour autant, tant en France que dans le Monde, il semble que nos hommes politiques aient renoncé à mener ce combat vertueux contre le changement climatique. Lors des conférences internationales, on parle désormais plus d'adaptation que de réduction ce qui est inquiétant car nul ne connaît, si aucune mesure drastique de réduction n'est prise, à quel dérèglement climatique il faudra s'adapter, ni si, tout simplement, il sera possible de s'adapter.

Même l'Allemagne, pourtant leader toute catégorie des énergies renouvelables, parle de rouvrir des mines de charbon pour nourrir l'appétit énergétique de ses concitoyens.

En France, hormis le frémissement médiatique et quelques grands discours politiques, je sens, peu d'enthousiasme, tant chez nos hommes politiques que chez nos grands dirigeants d'entreprise pour traduire les belles paroles en actions et engager le pays dans une vaste politique de réduction de nos émissions.

Il n'est, pour s'en persuader, qu'à se remémorer les difficultés et les tergiversations qui ont précédées la publication de notre pourtant fort modeste PNAQ. Nous sommes bien loin de l'objectif de division par 4 pour 2050.

Je pense que la raison principale est que focalisé sur ces activités industrielles majeures, le nucléaire, la construction et le béton, l'aéronautique, l'automobile, nous n'avons pas intégré que le développement des énergies renouvelables, des économies d'énergies et de toutes activités préservant l'environnement en général, pouvaient être de grands créateurs d'emplois.

Arc-bouté sur notre "vieille économie", nous risquons de laisser passer les opportunités de cette nouvelle économie et alors que l'énergie Eolienne affiche un taux de croissance de 20% dans le monde, la France elle contribue à décourager les petites initiatives.

Lors de l'émission climaction en Mai 2003, je m'en souviens comme si c'était hier, Tokia Saifi, alors secrétaire d'état au développement durable, avait promis, dans l'enthousiasme de l'émission, de rendre obligatoire l'affichage de la quantité de GES nécessaire pour fabriquer et transporter chaque produit en France.

Un long silence avait succédé à cette "folle soirée" jusqu'à ce 17 Mai dernier où Gilles de Robien, notre ministre des transports, a annoncé la mise en place, pour à la prochaine rentrée scolaire, d'un "étiquetage des voitures en fonction de leurs émissions" de gaz carbonique (CO2).

J'espère que ce ministre tiendra sa parole et que cette mesure ne sera pas, comme c'est trop souvent le cas, un effet d'annonce sans lendemain car elle pourrait devenir exemplaire et emblématique.
Lorsqu'il est informé, le consommateur devient consomm'acteur et nombreux en sont les exemples :

  • Depuis l'apparition des étiquettes d'efficacité énergétique sur nos produits électroménagers, les appareils non économes ont disparu des rayons et tous les constructeurs rivalisent de créativité pour proposer des produits économiques.
  • La filière bio se développe.
  • Le commerce éthique se développe.

Cette mesure, loin d'être un gadget, pourrait devenir une mesure phare vers un monde en lutte ouverte contre les émissions de CO2. Elle pourrait encourager les consommateurs à vouloir connaître le coût en CO2 de l'ensemble de la production commerciale.

Ce coût CO2 serait constitué de 4 composantes :

  1. Les émissions de CO2 engendrées par la production de chaque produit.
  2. Les émissions de CO2 engendrées par le transport du produit fini de son lieu de fabrication à son lieu de commercialisation.
  3. Les émissions de CO2 émises par le fonctionnement du produit tout au long de sa durée de vie.
  4. Les émissions de CO2 émises par la fin de vie du produit.

Les entreprises, pour diminuer leur coût en CO2 pourraient agir sur ces 4 variables.

  • Pour la première en repensant le mode de production, en diminuant les coûts logistiques, en utilisant des ER, en capturant le CO2...
  • Pour la seconde en se penchant sur la pollution engendrée par le processus de transports, ce qui pourrait amener à utiliser des procédés plus lents et moins polluants ou à relocaliser l'activité...
  • Pour la troisième en réfléchissant à l'efficacité énergétique en fonctionnement, à tous les procédés alternatifs non émetteurs de CO2.
  • Pour la quatrième, en pensant recyclabilité, réutilisation, biodégradabilité.

Le consommateur fera ainsi son achat en connaissance de cause.

Cependant si cette mesure d'information s'avérait insuffisante pour orienter les choix commerciaux et que la seule dictature du prix bas continuait à régner, il faudrait alors, afin de ne pas pénaliser les entreprises vertueuses, aller au-delà du simple affichage et imposer les activités polluantes d'une taxe sur l'équivalent CO2.

L'exemple de l'étiquetage énergétique me porte à croire que la mise en place de cette écotaxe ne sera pas indispensable, du mois je l'espère.

 

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