À l'horizon 2050, la canicule de l'été 2003 pourrait devenir habituelle en France


Réchauffement climatique.

Accélération et aggravation confirmées.

Les News d' Actu Environnement ont publié début mai deux informations intéressantes concernant l'évolution du climat.

La première est une confirmation par l'Institut français de l'environnement (IFEN), dans sa revue mensuelle, de l'accélération du réchauffement climatique.

Selon l'IFEN, les activités humaines sont responsables d'une part importante et croissante de ce réchauffement dont le rythme, qui est de 0,6 °C au 20ème siècle, atteint 1,7° C par siècle si l'on se réfère aux seules 25 dernières années. Cette accélération se constate aussi par le fait que neuf des dix années les plus chaudes ont été enregistrées après 1995.

Rappelons que la fourchette de l'augmentation des températures retenue par le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) varie, selon les efforts des pays pour limiter la production de gaz à effet de serre, de 1,4 à 5,8 degrés Celsius pour la période 2000 – 2100.

L'institut indique, aussi, que, selon les simulations effectuées par Météo-France sur la base d'un scénario d'émissions du GIEC, la canicule de l'été 2003 pourrait devenir habituelle à partir de 2050.

La seconde concerne une récente étude d'une équipe de chercheurs de la Nasa qui montre que les océans gardent la chaleur plus longtemps que le sol et jouent le rôle d'accumulateurs thermiques avec un phénomène qui se produit dans les profondeurs océaniques, et appelé ''inertie thermale''.

Cela signifie que Les océans qui accumulent la chaleur promettent un réchauffement de 0,6°C même si l'on stoppait les émissions de GES.

Les auteurs de cette étude indiquent clairement que la réduction des émissions de GES doit être entreprise promptement car le phénomène d'inertie thermale des océans laisse prévoir un changement climatique encore plus important qu'il sera excessivement difficile voire impossible d'éviter.